Stand Bougaivillier
Nous l'appelions Mina
Suzanne et Arno retournent au Sri Lanka, le pays de naissance de leur fille adoptive. Sur une plage, ils font la connaissance d'Anura, elle-aussi adoptée; elle vient de retrouver sa famille biologique. Cette rencontre les conduit à reconsidérer, non sans émotion, l'événement tragique qui a entraîné la perte de Mina il y a vingt ans...
Ils s'interrogent alors sur la possibilité que la mère biologique de Mina soit toujours en vie, ignorante du décès de sa fille et nourrissant encore des espoirs. Faut-il la retrouver ou non pour lui apprendre la triste nouvelle ? A partir de quand les liens du cœur sont-ils plus forts que les partir de quand les liens du sang ?
Avec sensibilité et lucidité, c'est-à-dire sans pathos ni atermoiement, ce lumineux roman aborde bien sûr la question de l'adoption, mais aussi les thèmes du deuil parental et du processus de reconstruction qui doit faire suite à la perte d'un enfant, biologique ou non. II met aussi en lumière le sinueux cheminement de parents adoptifs vers la résolution de leur perte ; elle n'aura lieu qu'à travers le partage de l'histoire de « leur » fille avec sa « vraie » mère.
L'auteur
Née à Amiens, Véronique Piaser-Moyen s’est installée à Montauban après avoir longtemps vécu à Grenoble. C’est donc au cœur de l’Occitanie qu’elle a commencé à écrire, et, son premier livre connaissant un réel succès public, elle se constitue vite un réseau de lecteurs, de librairies et de journalistes fidèles
Avant cela, elle a d’abord été photographe à 21 ans, puis a débuté une carrière artistique avec la peinture. Elle peint à l’acrylique, à l’huile, à l’aquarelle, au pastel gras, des bouquets, des visages féminins. Son travail est régulièrement exposé en France et en Europe.
En 2018, Véronique Piaser-Moyen s’est imposée comme lanceuse d’alerte dans l’adoption internationale, révélant un trafic d’enfants qui a déchiré des milliers de familles. Elle a témoigné des dérives de l’adoption internationale, dans l’Obs, sur le plateau d’Envoyé Spécial et dans de nombreux médias, puis dans son livre témoignage « Ma fille, je ne savais pas… » paru chez City éditions en 2022.
Sa démarche a permis une prise de conscience à l’échelle européenne et a mis en lumière la responsabilité des institutions françaises dans ces dérives qui ont duré pendant plusieurs décennies.
Véronique Piaser-Moyen incarne une artiste engagée et multiple : sa peinture traduit une profonde humanité ; ses écrits donnent une voix à l’invisible et interrogent la mémoire, les tabous et la quête de soi.
Elle explore dans ses œuvres la souffrance, la résilience, la quête d’identité et les libertés individuelles.