Stand Airvey
Eileen et les prédateurs
Cette histoire plonge le lecteur au cœur d’un sujet qui agite notre société inégalitaire depuis des décennies : les violences faites aux femmes.
Pour Eileen, c’est le grand soir ! Elle trouve le courage d’affronter Kévin, son compagnon violent, et parvient à le neutraliser. La jeune femme s’évade enfin de sa prison et trouve refuge chez une amie. Elle se jure de ne jamais plus tomber dans les pièges tendus par des hommes toxiques. Aide-soignante au C.H.R. de Lille, Eileen Igma est désormais une femme indépendante, libre de tracer son chemin.
Au mois d’août, Eileen prend quelques jours de vacances sur la côte des dunes de Flandres. C’est sur la promenade du front de mer de Bray-Dunes qu’elle se lie d’amitié avec Timothée, un garçon de quatorze ans en situation de handicap. Il est né porteur d’un syndrome rare. Une légère déficience intellectuelle n’empêche pas Timothée de posséder un sens de l’humour irrésistible. Eileen oublie ses problèmes auprès de ce garçon au cœur entier, dont la gentillesse et l’optimisme lui redonnent courage et espoir. Un jour, Timo offre à Méline (c’est comme ça qu’il l’appelle) une fleur de douche rouge sang. Il lui demande d’accrocher la fleur dans ses cheveux.
La rentrée de septembre arrive et Eileen trouve enfin le logement qu’il lui manquait pour se sentir entièrement libre. Installée au troisième étage d’une grande maison divisée en appartements, dans la tranquille rue Pharaon, à Lille, elle peut maintenant envisager l’avenir avec sérénité.
Mais s’il est dit que l’on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas non plus ses voisins. Un homme inquiétant vit au deuxième étage de cette maison. Il se nomme Gilbert Caille. Eileen Igma ne sait rien de lui et ne remarque pas que cet homme, qui ressemble à un ogre, l’a prise pour cible. Au cours d’une nuit d’épouvante, le piège se referme impitoyablement sur les locataires de la maison.
***
Une année s’est écoulée. Le capitaine Dekelberg enquête sur la disparition de six hommes dans un quartier du Vieux-Lille. Dans cette nouvelle affaire, un rituel macabre déroute les policiers : un doigt tranché de chaque disparu est retrouvé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-La-Treille. L’épicentre de ce phénomène inquiétant semble se situer à nouveau dans une petite rue tranquille : la rue Pharaon. Ce nom rappelle à Dekelberg quelque chose et quelqu’un. Le capitaine ne sait pas encore que sa recherche obstinée de la vérité le conduira à une brutale et cruelle confrontation avec la folie et le mal absolu.
L'auteur
Patrice de Corneghem est un écrivain français, également conteur et musicien, né à Marquette-Lez-Lille, dans le Nord. Il est spécialisé dans la littérature de genre, notamment le fantastique et le polar.
Au collège, après l’étude du Horla de Guy de Maupassant, il commence à écrire des contes de terreur. Sa passion pour la littérature fantastique s’affinera plus tard avec la découverte des contes d’Edgar Poe, puis des romans de Jean Ray et de Stephen King qui influenceront durablement son écriture.
En parallèle de ses activités littéraires, il travaille comme éducateur spécialisé dans un établissement médico-social, ce qui lui permet de nourrir ses univers et personnages de nuances psychologiques.
Patrice de Corneghem a publié plusieurs romans, dont « Eileen et les prédateurs » (parution : 10 novembre 2025). Son écriture combine suspense, intrigue policière et éléments de la vie contemporaine, avec des personnages confrontés à des situations psychologiquement et émotionnellement complexes. Son travail montre une influence claire de la littérature horrifique et fantastique. Le mélange de réalisme social, d’épouvante et de mystère, caractérise son approche narrative, introduisant ses lecteurs dans des univers à la fois réalistes et inquiétants, où les rapports humains et les secrets sombres du quotidien jouent un rôle central.